L'eau tue rarement dans la maison — le plus souvent dans l'eau.
La plupart des victimes de crue ne meurent pas dans leur propre maison, mais lors d'actes évitables dans l'eau ou au bord de l'eau : trajets en voiture sur des rues inondées, entrée dans des caves inondées (courant !), sauvetage de biens dans la zone de danger. À l'intérieur des bâtiments, le danger est le plus grand au rez et à la cave — précisément là où vit la voisine de plain-pied. La majeure partie des dégâts est matérielle : cave, garage souterrain, rez-de-chaussée, véhicule, documents.
Pas de panne générale — le danger, c'est l'eau qui monte.
Contrairement à une coupure de courant, il n'y a ici aucun effondrement à l'échelle du pays : en Suisse, une crue ne déclenche pas de panne d'électricité généralisée, les défaillances d'infrastructure restent locales et temporaires. La leçon la plus forte est dans la deuxième nuit : pendant des jours, le niveau monte lentement et de façon annoncée — puis vient la nuit d'orage avec le pic de crue soudaine, et dans le noir, fatigué, les décisions préparatoires des jours calmes sont récompensées ou punies.
Ce qui se passe vraiment en 72 heures
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Vendredi — L'alerte préalable.
Le canal des dangers naturels alerte, le niveau monte. Les décisions se prennent maintenant — commencer la protection de l'objet, monter voiture et objets de valeur, impliquer la voisine. Le temps d'alerte lent est la fenêtre décisive.
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Nuit de samedi — La montée continue.
La lente crue de rivière : le niveau continue de monter régulièrement pendant la nuit. Qui, dans le noir, fatigué, voit l'eau trop tard perd cave et garage souterrain.
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Samedi — Le niveau à la limite.
La situation officielle recommande l'évacuation des quartiers en contrebas. Entraide de voisinage, contrôle de la personne menacée, chemins inondés — ne pas rouler à travers l'eau.
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Nuit de dimanche — La nuit d'orage.
Le pic de crue soudaine : une cellule orageuse fait bondir le niveau par à-coups. C'est précisément maintenant que la protection de l'objet paie — ou que son absence se venge.
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Dimanche / lundi — Pic et reflux.
Le plus haut niveau, le sauvetage de la personne enfermée — 118 pompiers. Lundi, le niveau baisse ; ne pomper qu'une fois la nappe phréatique baissée, documenter les dégâts pour l'assurance.
Les erreurs les plus mortelles
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Descendre dans la cave inondée.
Le danger de mort central est à l'intérieur des bâtiments, en particulier à la cave et au garage souterrain. Une cave se remplit en moins d'une minute, l'eau trouble ôte la vue, et sous tension elle est mortelle. Aucun bien matériel ne compense cela — éviter la pièce, ne couper le courant que sans danger, sinon 118.
Vous protège : Se protéger en cas de crue Premiers secours : réanimation
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Rouler ou patauger à travers des rues inondées.
« Turn around, don't drown » : on ne voit pas la profondeur de l'eau. Environ 30 cm d'eau courante emportent un véhicule, quelques centimètres suffisent pour une personne (règle empirique). Une voiture dans l'eau coule en trois à quatre minutes ; la sortie réussit dans la première minute par la vitre latérale — baisser la vitre, détacher la ceinture, abandonner la voiture. Qui patauge à pied peut en outre marcher dans une plaque d'égout ou de canal invisible, soulevée par la pression de l'eau, et être emporté. Passages souterrains et garages souterrains sont des cuvettes — la voie de fuite monte, à contre-courant de l'eau.
Vous protège : Se déplacer en cas d'urgence Danger : crue
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Ne pas monter à temps la voisine vivant de plain-pied.
Qui vit au rez ou à la cave et est seul est le plus menacé. L'évacuation verticale — vers le haut, pas dehors dans l'eau — sauve des vies. Des accords fermes et un contact régulier avec les plus vulnérables sont la prévoyance décisive.
Vous protège : Plan d'urgence familial Premiers secours : hypothermie
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Aller dans l'eau sans couverture et sans documents sécurisés.
Le même dégât matériel finit pour l'assuré comme « remplacé » et pour le non-assuré comme catastrophe financière. Les dégâts naturels sont généralement couverts, mais la nappe phréatique est exclue et le refoulement des égouts n'est couvert qu'avec le complément « eaux du bâtiment ». Sécuriser les documents à l'abri de l'eau et en hauteur, photographier les dégâts avant de nettoyer.
Vous protège : Sécuriser les documents Constituer des réserves d'urgence
La radio pendant le blackout — votre solution de repli
Lors d'une crue, aucune communication ne s'effondre — ici, ce qui compte, c'est que vous lisiez les alertes et joigniez les plus vulnérables. Quatre canaux comptent dans le jeu comme dans la réalité :
- Canal des dangers naturels & MétéoSuisse. L'alerte de crue officielle comporte cinq niveaux (vert à rouge foncé) et est liée aux débits. À partir du niveau 3 : suivre la situation ; à partir du niveau 4/5, se tenir loin des cours d'eau. Le temps d'alerte est la fenêtre décisive.
- Alertswiss & sirènes. Alertswiss (alarme/alerte/information) et les sirènes : l'alarme générale (son modulé montant et descendant, une minute) signifie écouter la radio et attendre. L'alarme-eau en aval des ouvrages d'accumulation — 12 sons graves continus de 20 secondes — signifie : quitter la zone, gagner les hauteurs, sans attendre d'instructions.
- Radio en cas de coupure de courant. Si le courant tombe dans un quartier inondé, la radio à piles ou à manivelle transmet les communiqués officiels et les appels à évacuer — même quand téléphone et appli sont depuis longtemps déchargés.
- 118 — le numéro d'urgence en cas de crue. Pour une inondation, des personnes enfermées et des interventions de pompage, le 118 (pompiers) est le bon numéro d'urgence ; le 144 (secours sanitaires) vaut pour les blessés et les quasi-noyades. Une cave sous l'eau sans danger pour les personnes n'est pas un cas d'urgence.
À retenir (dans le jeu comme en cas réel) : mettre à profit le temps d'alerte — clapet anti-retour, batardeaux, voiture et documents en hauteur. Ne jamais rouler à travers des rues inondées, ne jamais descendre dans la cave inondée. Mettre les personnes de plain-pied en sécurité verticalement. Et en cas de personne enfermée : appeler le 118. La majeure partie des dégâts est matérielle — et assurable.
Plus d'infos dans notre rubrique radio : Se protéger en cas de crue Premiers secours : réanimation Situation en Suisse
Questions fréquentes
Le scénario est-il réaliste ?
Le déroulement suit les deux types de crue avérés : la lente crue de rivière annoncée sur plusieurs jours et la crue soudaine nocturne issue d'une cellule orageuse. Sont fictifs la maison concrète, les personnages et le déroulement exact. L'ancrage dans la réalité est important : en Suisse, une crue ne déclenche pas de panne d'électricité généralisée — les défaillances d'infrastructure restent locales et temporaires.
Pourquoi la deuxième nuit est-elle si dangereuse ?
Parce que le type lent et le type rapide de crue s'y rejoignent : pendant des jours, le niveau monte de façon annoncée, puis une cellule orageuse apporte le pic de crue soudaine — la nuit, dans le noir, quand on est fatigué et qu'on voit l'eau trop tard. C'est précisément alors que les décisions préparatoires des jours calmes — protection de l'objet, voiture en haut, plan d'évacuation — sont récompensées ou que leur absence est punie.
Les indications en centimètres sont-elles exactes ?
Les niveaux exacts en cm sont une échelle raisonnée, pas une mesure. Les seuils (environ 15/30/60 cm) sont pensés comme une règle empirique, pas comme un chiffre officiel suisse. Qualitativement, c'est avéré : quelques centimètres d'eau courante suffisent déjà à faire tomber une personne, environ 30 cm à emporter un véhicule. Les alertes officielles comportent cinq niveaux et sont liées aux débits.
Que paie l'assurance — et que ne paie-t-elle pas ?
Les dégâts naturels (crue, inondation) sont obligatoirement couverts dans la plupart des cantons. Mais il y a des lacunes : la nappe phréatique est exclue, le refoulement des égouts n'est couvert qu'avec le complément « eaux du bâtiment » — précisément les processus qui inondent la cave. L'assurance du bâtiment couvre le bâtiment, le locataire assure lui-même le mobilier de ménage. Couverture et franchise varient selon le canton ; vérifier sa propre police.
Le jeu enregistre-t-il des données ?
Non. Pas de cookie, pas de compte, pas de connexion, pas de suivi. Votre progression se trouve uniquement dans l'adresse (URL) de cette page — si vous fermez l'onglet, elle disparaît. Vous pouvez partager l'URL ou l'enregistrer en marque-page ; elle ne contient aucune donnée personnelle, seulement vos décisions.
Pourquoi est-ce presque toujours la voisine qui est touchée et pas moi ?
Parce qu'elle vit de plain-pied et seule : à l'intérieur des bâtiments, le danger est le plus grand au rez et à la cave, et qui est seul remarque la détresse trop tard et peut plus difficilement se mettre lui-même en hauteur. Le joueur qui agit survit le plus souvent à la crue — sauf s'il se surestime et entre lui-même dans l'eau ou dans la cave inondée.